Sans Burak, tout devient difficile
Trabzonspor a connu un début de saison très compliqué. Son parcours dans les qualifications Européennes, face à Benfica, puis Bilbao a été médiocre. Le début de championnat a été sur la même lancée avec seulement 2 points en 3 matchs. Le réveil aura eu lieu face à l'Inter avec cette victoire historique 1-0. Trabzonspor a ensuite sorti un match solide face à Karabükspor (3-1), avec un énorme Burak Yilmaz. Sauf que voilà, Burak était encore suspendu. Et force est de constater que sans l'activité de l'attaquant turc, Trabzonspor n'a plus du tout le même volume de jeu. Face à des champions de France, qui restaient certes sur 4 matchs d'affilé sans victoires, les hommes de Senol Günes, en tribune, ont été incapables de passer la ligne médiane lors des 10 premières minutes. C'était à se demander qui était les locaux et les visiteurs. Le trio Mavuba/Pedretti/Balmont a été intraitable dans l'entrejeu, mangeant tout cru Alanzinho et Colman, tous deux incapables de combiner correctement avec Halil et Henrique. Seul Zokora fut en mesure de s'exprimer proprement au milieu.
Une occasion, un but
Après plusieurs alertes sur l'aile droite, avec des débordements de Hazard et Debuchy, la pression lilloise se faisait ressentir. Puis à la 30e, sur une longue passe en profondeur, Sow se débarrassa de Glowacki, ratant complètement son tacle, avant de glisser le ballon sous Tolga dans un angle fermé. Malgré une nette domination, Lille n'a pas ensuite plus poussé que ça, essayant surtout de contrôle le match. En seconde mi-temps, les hommes de Rudy Garcia auraient pu tuer le match à plusieurs reprises. Tout d'abord, avec une frappe à bout portant de Joe Cole, bien repoussée par Tolga, qui continue de faire des miracles en Europe. Puis, sur un corner, Balmont vit sa tête rebondir sur la transversale. Alors que le match semblait plié, puisque Trabzonspor n'arrivait pas à bousculer le bloc lillois, un coup du sort arriva. Sur un centre anodin d'Adrian, auteur d'une bonne rentrée, le ballon vint percuter le bras de Debuchy. L'arbitre n'hésita pas une seconde et désigna le point de pénalty (74e). Colman se chargea de transformer la sentence, même si Landreau fut à deux doigts de détourner le ballon en le touchant. Après ce but, Trabzonspor se contenta de défendre le point du match nul, inéspéré vu la physionomie du match.
Des chances de qualification ?
4 points lors des deux premiers matchs, cela reste quoiqu'il en soit un excellent bilan comptable pour le club de la Mer Noire. Néanmoins, depuis le début, il est clair et net que l'avenir de Trabzonspor allait se jouer contre le CSKA Moscou, ne serait-ce que pour la troisième place pour être repêché en Ligue Europa. Du coup, Trabzonspor jouera son futur Européen face aux Russes. En cas de bons résultats, les hommes de Senol Günes auront un pied en 8e de finale de Ligue des Champions. Dans le cas contraire, ils pourront encore batailler pour la Ligue Europa. Cependant, cette double confrontation ne doit pas être prise à la légère. Le CSKA est une équipe redoutable, avec un buteur hors-norme en la personne de Vagner Love. Leurs matchs serré à Lille et face à l'Inter prouvent que l'équipe est très dangereuse et capable de renverser un match dans n'importe quelle circonstance. Trabzonspor aura la chance de récupérer Burak, tout en comptant sur les absences de Honda et Akinfeev (dont le remplaçant n'a pas été du tout convaincant hier soir) tous deux blessés côté moscovite.

















