Politique et football ne font jamais bon ménage. Si les équipes israëliennes avaient toujours été bien accueillies en Turquie jusqu'à il y a peu, la tendance s'est néanmoins inverséé ces dernières années. La politique a fait son apparition en tribunes et quelques incidents ont éclaté. Début 2009, une rencontre de basket était interrompue à Ankara lors d'une rencontre européenne entre le club local et celui de Bnei Hasharon. Les joueurs de l'équipe israëlienne avait été molestés par des individus présents en tribunes, qui n'avaient pour la plupart aucun rapport avec les supporteurs du club de Türk Telekom. La rencontre avait été arrêtée.
Toujours en 2009, une rencontre de Volley ball entre les équipes féminines de Turquie et d'Israël avait provoqué des tensions à Antalya. La police avait néanmoins maintenu les agitateurs hors du salon où se déroulait la rencontre.
Balili : « La situation a changé en Turquie »
Pini Balili, ancien joueur star du championnat turc, Israëlien et passé par les clubs d'Istanbulspor, de Kayserispor, Sivasspor et Antalyaspor confiait également aux médias israëliens cette semaine que la situation avait quelque peu changé en Turquie : « A mes débuts en Turquie j'étais heureux, les gens étaient très chaleureux à mon égard. Mais au fil du temps, les choses ont changé peu à peu. J'ai connu des moments difficiles. En déplacement, j'étais très souvent insulté à cause de ma nationalité. Il y avait également beaucoup de chants anti-Israël. Mais j'ai toujours essayé de ne pas y prêter trop attention et de rester concentré sur mon jeu ».
Des événements plutôt déplorables d'autant que le racisme n'a jamais été très présent dans les stades en Turquie. Balili, malgré ses sept années passées en Turquie, se veut même alarmiste à l'approche de la venue du Maccabi en Turquie : « Les événements de ces derniers jours vont bien sûr avoir une influence néfaste sur la rencontre. En Turquie la sécurité a toujours tenu une place très importante mais actuellement je pense qu'elle ne soit pas assurée à Istanbul pour les joueurs du Maccabi ».
Aujourd'hui, côté turc, on tente de dégonfler la polémique autour de ce qui reste un simple match de football. Le club de Besiktas a confirmé mettre la tribune des visiteurs à la disposition des fans du Maccabi comme le veut la coutume, sans pour autant savoir s'ils seront de la partie pour l'ouverture de la phase de poule de l'Europa League. Côté Israëlien, le gouvernement a déjà interdit le déplacement de jeudi prochain à six joueurs du Maccabi, actuellement en service militaire, pour des raisons de sécurité.

















