Une domination totale des airs
On pourrait penser qu'en 2011 le jeu stéréotypé à l'anglaise, consistant à balancer des longs ballons aériens vers l'avant ou tout donner sur les coups de pied arrêtés, ait disparu. Force est de constater que des équipes de Premier League continue de tout baser sur ce style de jeu. Forcément, c'est d'autant plus tentant lorsqu'on a en pointe un certain Peter Crouch avec ses 2 mètres. Pourtant Besiktas pensait avoir fait déjà le plus dur en ouvrant rapidement le score à la 13e minute. Grâce à la belle vista de Quaresma, Hilbert reçu le ballon dans les pieds suite à son appel et se retrouva nez-à-nez avec le gardien danois Sörensen, qu'il trompa d'un joli exérieur du pied. Mais voilà, sur chaque corner Stoke pouvait faire trembler les filets. Aucun joueur ne pouvait faire de marquage sur Crouch, tandis que la taille et le volume athlétique de Rüstü ne lui permettent pas de s'imposer dans le tas sur des sorties aériennes. Du coup, sur le corner gagné juste après le but, Crouch égalisait sur un cafouillage devant la ligne de but.
Néanmoins, Besiktas a ensuite continué à poser son jeu et tenté de produire un beau football. Mais lorsqu'on joue la peur dans le ventre sur chaque corner concédé, il faut marquer derrière pour se mettre à l'abris. Malheureusement, Besiktas a manqué de réalisme et a du faire face à un très bon Sörensen très solide dans ses buts. Et lorsque Sörensen était battu, c'est son poteau qui le sauvait (67e). Sur un numéro de feintes de Quaresma, le portugais décrochait une frappe lointaine improbable déviée par Huth, avant que le ballon n'aille s'écraser sur le poteau, sans vouloir tourner dans le bon sens... Cette action répondait à une transversale anglaise, suite à une déviation de Rüstü sur une frappe à bout portant de Palacios (60e). Finalement sur un énième corner, Sivok accrochait Crouch, suffisemment pour que l'arbitre français décide de désigner assez sévèrement le point de pénalty (78e). Walters ne se fit pas prier deux fois pour crucifier le match sur cette offrande. Besiktas aura eu beau pousser en fin de match, le bloc anglais était trop bien en place pour le faire craquer.
Pas catastrophique
Certes une défaite n'est jamais une bonne chose, mais celle-ci n'est pas non plus catastrophique. Tout d'abord, dans le cadre de l'average particulier, en cas d'égalité avec Stoke à la fin des 6 matchs, Besiktas pourra compter sur une victoire revanche 1-0 ou avec deux buts d'écart pour passer devant. Par ailleurs, derrière, le Dynamo Kiev a été tenu en échec au Maccabi. Après leur nul à domicile face aux anglais (avec une égalisation à la 91e), les Ukrainiens suscitent des questions sur leur véritable niveau, alors que leur parcours de la saison dernière les faisaient favoris du groupe. Pourtant le Dynamo Kiev a déjà joué 11 journées de championnat cette saison et devrait être en jambe. Besiktas devra donc prouver sa valeur lors de son prochain périlleux déplacement à Kiev le 20 Octobre prochain. Une victoire leur permettrait de faire un grand pas vers la qualification, une nouvelle défaite rendrait la mission de Carvalhal très compliquée !

















